Acier inoxydable Réplique Pascal Coyon Chronomètre Montre

Acier inoxydable Réplique Pascal Coyon Chronomètre Montre

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L’atelier de Réplique Pascal Coyon Chronomètre Montre est situé dans une région fort éloignée des montagnes du Jura et plus réputée pour ses spots de surf que pour sa production horlogère: la côte atlantique entre Biarritz et Hossegor. Je ne connais pas la raison qui a poussé cet horloger champenois à quitter ses terres d’origine pour venir s’installer dans le Sud-Ouest, peut-être est-ce tout simplement la douceur du climat. Mais en tout cas, force est de constater que les plages et les pins des Landes lui ont donné l’énergie nécessaire pour mener à bien la création de son propre mouvement.C’est dans ce lieu inhabituel qu’a pris jour un des projets horlogers français les plus excitants de ces dernières années.

 

Puis il y a 3 ans, Pascal Coyon prit la décision de se consacrer à la conception du mouvement qui incarnerait sa propre vision de l’horlogerie. Une telle ambition nécessite constance et détermination et ces dernières années furent parfois délicates face à l’ampleur de la tâche.  Heureusement, meilleur faux Pascal Coyon put compter sur les encouragements de Philippe Dufour qui, séduit par sa démarche, sut trouver les mots lui donnant la certitude que le projet devait être poursuivi. Et en 2014, l’aboutissement est proche: grâce aux prototypes qui l’accompagnent à la rencontre des collectionneurs, les montres de Pascal Coyon deviennent concrètes et réelles permettant ainsi à tous ceux qui en ont eu la possibilité d’appréhender et d’apprécier le haut niveau de la qualité d’exécution. Au départ, l’atelier était dédié à la restauration et à la réparation de montres.

La version 42mm avec le boîtier à lunette lisse inclinée:

 

A travers ses montres et plus spécifiquement son mouvement, Pascal Coyon a souhaité respecter plusieurs principes fondamentaux à ses yeux:

  • le prix de vente devait être contenu afin que des amateurs moins fortunés puissent pouvoir accéder à sa création.
  • sa démarche s’inscrivait dans une sorte d’hommage à un âge d’or de l’horlogerie, les années 1900 où la production horlogère prenait beaucoup de soin dans la finition technique et décorative  des mouvements pour atteindre l’objectif de la meilleure chronomètrie. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs  le mouvement porte la référence 1900.
  • la montre devait être fiable avec des interventions facilitées en cas de problème.
  • et bien entendu, comme n’importe quel bon horloger l’aurait souhaité, les performances chronomètriques devaient être à la hauteur et validées par la délivrance d’un bulletin de marche.

A la réception du mouvement, Pascal Coyon retire les éléments mobiles pour les utiliser par la suite et reconstruit la platine et les ponts… sans oublier la mise en oeuvre d’un organe réglant spécifique avec une raquetterie permettant un réglage micrométrique par virgule. L’idée initiale était d’appliquer une couche d’or jaune sur le mouvement par galvano afin d’être très fidèle à l’esprit décoratif des années 1900. Par la suite deux autres couleurs de mouvement devinrent disponibles: or rose et rhodiage blanc. Pour toutes ces raisons, Pascal Coyon fit le choix de partir d’un mouvement Unitas pour construire son calibre. Mais attention! Il ne s’agit ici nullement d’une amélioration d’un mouvement existant: l’Unitas est totalement transformé et seules finalement certaines pièces sont conservées.

La finition or jaune du mouvement, l’idée initiale de Pascal Coyon:

Mais une chose est certaine: avec la couleur or jaune, la découpe et la texture sablée des ponts et l’originalité (dans le contexte de l’horlogerie contemporaine) de l’organe réglant, l’objectif de l’hommage à la très belle horlogerie traditionnelle est atteint. Inspiré par le  Longines 19.70, le mouvement de Pascal Coyon fait plus que séduire: il est littéralement envoûtant. Je dois avouer qu’à la base j’ai un très gros faible pour les mouvements à remontage manuel et à basse fréquence (2,5hz): le calibre 1900 répond idéalement à mes attentes!

 

Sur le pont du barillet, la finition du cercle qui entoure le rochet est irréprochable alors que la zone de travail est très difficile puisque le mouvement n’est pas percé à cet endroit, rendant la manipulation de l’outil inconfortable. Pascal Coyon a certes passé plusieurs années à l’école d’horlogerie de Morteau. Mais c’est bien en pratiquant que ses techniques de finition se sont développées. En bon autodidacte, il reste  très discret sur ses méthodes. Cette part de mystère n’est pas désagréable, bien au contraire, car elle contribue au charme de la pièce. Ce qui se voit et se perçoit d’abord, c’est la quasi-perfection des finitions décoratives. Le mouvement exerce son pouvoir d’attraction en premier lieu grâce à la forme des ponts et à son rendu puis une observation plus attentive permet d’apprécier les multiples détails qui prouvent le soin particulier apporté à cet exercice délicat de l’art horloger. A titre personnel, j’ai été charmé par le contraste entre le sablage des ponts et l’éclat des anglages. La finition de la roue de couronne et du rochet n’est pas en reste et c’est un véritable plaisir que de regarder sous toutes les coutures ce mouvement qui, à chaque coup d’oeil, semble révéler une surprise. Un détail prouve le haut niveau d’exécution.

La version 42mm avec le boîtier à lunette comportant un godron:

 

Cependant, réduire le travail de Pascal Coyon à une seule approche esthétique serait une erreur puisque la quête de la meilleure chronomètrie a guidé ses pas dans chaque étape du développement du mouvement. C’est la partie invisible (ou plutôt moins perceptible) de l’iceberg  et pourtant l’intelligence de conception se retrouve dans de nombreux détails qui, par leur combinaison, assurent l’atteinte des performances chronomètriques voulues. Plusieurs de ces détails peuvent être cités et cette liste est loin d’être exhaustive:

  • le balancier d’origine est remplacé par un balancier de chronomètrie.
  • la forme et l’épaisseur des pivots sont modifiées pour tourner dans des rubis olivés bombés afin de diminuer les frottements.
  • le ressort de cliquet a été redessiné. Le cliquet de type Glashütte à recul sollicite moins le ressort.

Chaque montre sera certifiée par l’Observatoire de Besançon qui établira le bulletin de marche: le poinçon à la tête de vipère sera ainsi apposée sur la platine du mouvement. Je me permets d’insister sur la qualité des tests de l’Observatoire qui contrôle la montre pendant plus de deux semaines.

La finition or rose du mouvement, la plus originale:

 

Au-delà de la finition technique, l’entre-axes a été modifié pour que la trotteuse se rapproche d’1mm du centre du cadran. La raison de ce changement est d’obtenir un meilleur équilibre visuel. La trotteuse étant remontée, son sous-cadran peut être élargi ce qui rend l’ensemble du cadran plus harmonieux. Il est vrai qu’une base Unitas peut conduire au sentiment que la trotteuse est située trop bas avec un sous-cadran trop petit. Même si cette impression est bien plus agréable que celle provoquée par la majorité des montres du marché avec leurs sous-cadrans trop proches du centre (la malédiction du mouvement trop petit pour le boîtier), le fait que Pascal Coyon ait souhaité changer ces proportions indique une fois de plus qu’aucun détail n’a été laissé au hasard.

La transition est toute faite pour évoquer les cadrans. Ces derniers sont disponibles en deux versions, avec ou sans chiffres supérieurs rouges (12 des heures et 60 de la trotteuse). Il s’agit de cadrans laqués comportant 6 couches et dont chaque entre-couches est poli. La finition des cadrans ne souffre d’aucun reproche et la qualité perçue est renforcée par le très léger relief des chiffres. Du point de vue esthétique, ils s’inscrivent en cohérence avec la présentation du mouvement. La minuterie en chemin de fer, la forme des index, la police des chiffres, l’inscription « chronomètre » sous le nom du créateur, le design est on  ne peut plus classique et de bon ton. Evidemment, j’aurais souhaité un soupçon d’originalité que je ne trouve pas dans ce contexte. Mais au moins, la dimension intemporelle est assurée.

Le boîtier 41mm est le plus intéressant:

Deux jeux d’aiguilles sont à disposition: soit des aiguilles Marine, soit des aiguilles Pomme (Breguet). Dans les deux cas, réalisées en acier bleuies, elles proposent un excellent contraste avec le fond du cadran et elles se marient bien avec les chiffres. A titre personnel, j’ai une préférence pour les aiguilles Marine car j’ai toujours tendance à préférer les aiguilles Breguet dans un contexte Breguet.

La finition rhodiée blanc, la plus discrète:

3 types de boîtier en acier peuvent être choisis: 2 en 42mm, 1 en 41mm. Ce dernier possède la taille minimum possible compte tenu du diamètre d’encageage du  mouvement. J’ai l’impression ici de toucher le point faible de la montre. Même si ces boîtiers ne présentent aucun souci particulier, ils restent toutefois des boîtiers génériques rencontrés ici et là à plusieurs reprises. Ils souffrent ainsi d’un manque de personnalité que la version 41mm arrive toutefois à estomper. C’est incontestablement le plus petit des boîtiers qui est le plus intéressant. Il arrive à mieux combiner l’élégance grâce à son style élancé, l’originalité du fait du verre légèrement bombé pour permettre l’aiguillage et le caractère grâce à la largeur des cornes. Les deux versions en 42mm se distinguent par leurs lunettes: lunette lisse inclinée à 45° d’un côté, lunette avec godron de l’autre. Une des montres photographiées possède une couronne oignon. Le choix de Pascal Coyon s’est porté sur la couronne classique qui se manipule aisément. Elle sera bien entendu siglée. J’imagine cependant que la couronne oignon sera aussi disponible à la demande du client.

 

 

La production du Chronomètre ne sera évidemment pas illimitée et Pascal Coyon ne fabriquera que 20 mouvements par type de couleur pour un total de 60 montres. Le plus dur finalement, une fois séduit par la beauté du mouvement et la sincérité de la démarche, c’est de choisir les options. Rien que de se positionner sur la couleur du mouvement  est un vrai supplice: faut-il privilégier l’authenticité (jaune), l’originalité (rose) ou la discrétion (rhodiage blanc)? Chaque mouvement crée sa propre ambiance et possède un charme spécifique.

Comme vous pouvez le constater, les différentes options rendent élevé le nombre de combinaisons possibles! 3 couleurs de mouvements, 3 boîtiers, 2 types d’aiguilles, 2 cadrans, une base de 36 montres différentes est ainsi définie. Les bracelets seront fournis par l’Atelier Thibot qui se retrouve impliqué pour la deuxième fois en peu de temps dans le projet personnel d’un horloger français (après celui d’Olivier Jonquet).

Les 3 finitions de mouvement réunies:

 

Dans tous les cas, le Chronomètre de Pascal Coyon se porte avec beaucoup de plaisir. Une fois mise au poignet, la montre se révèle très discrète malgré son diamètre du fait de l’esthétique classique de son cadran. Le clou du spectacle se trouve à l’arrière de la montre et seul l’heureux propriétaire en a conscience: comment résister à ce rituel qui consiste à retirer la montre régulièrement pour observer les formes et les finitions du mouvement? J’ai le sentiment que pour profiter pleinement d’une telle montre, une loupe devra se trouver toujours à portée de main.

Les 3 boîtiers, la version 41mm étant à gauche:

 

Les commandes se prennent directement auprès de Pascal Coyon via sa page Facebook. Il peut également être contacté vie email à l’adresse suivante: pascal point kronos chez orange point fr. Il faut cependant se dépêcher car le carnet de commandes se remplit.

Merci à Pascal Coyon.

Les plus:
+ un mouvement à la finition décorative remarquable
+ le contenu technique
+ la finition irréprochable des cadrans
+ la certification Chronomètre avec la fourniture du bulletin de marche
+ le prix

Les moins:
– les cadrans manquent d’un soupçon d’originalité
– les boîtiers 42mm sont impersonnels

Compte tenu de la fabrication artisanale du mouvement et de la réalisation des finitions dans l’atelier même, les délais de livraison sont relativement longs: comptez une livraison à la fin du 1er semestre 2015 pour une montre commandée aujourd’hui. Mais l’attente en vaut la peine surtout avec un prix TTC de 4.950 euros. J’ai beau réfléchir, je ne vois pas aujourd’hui sur le marché une montre contemporaine qui propose un mouvement de ce niveau de conception et de finition à un tel prix. Je considère donc la démarche et la proposition de Pascal Coyon comme une opportunité unique d’acquérir une meilleure qualité Réplique montre marquante de la production horlogère française contemporaine.

 

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